La question de la libération de la Palestine

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Traduction:”Une seule Révolution, la Liberté sans exception”

” La libération de la Palestine passe par la victoire des révolutions populaires dans toute la région”

La continuation de l’agression militaire israélienne contre la Bande de Gaza, tandis que la répression contre les Palestiniens citoyens d’Israël et des Palestiniens de Cisjordanie se poursuit depuis maintenant plus d’un mois, démontrent à nouveau, pour ceux et celles qui ne l’avaient pas déjà remarqués, que l’Etat sioniste d’Israël n’est pas prêt à la paix avec le peuple palestinien pour permettre la réalisation de ses droits nationaux de ce dernier et ne l’a d’ailleurs jamais été. C’est pourquoi les accords d’Oslo n’ont jamais été un moyen pour les Palestiniens de réaliser leurs objectifs nationaux, mais simplement un moyen par lequel Israël laissait la gestion de l’occupation à l’Autorité Palestinienne, une instance sous la domination politique, économique et militaire quasi totale de l’occupant.

Le sionisme de Theodor Herzl et des leaders du mouvement sioniste depuis son origine a toujours été un projet colonial et d’expulsion des Palestiniens soutenu d’abord par l’impérialisme britannique et ensuite par les Etats Unis pour garantir leurs intérêts dans la région. L’Etat d’Israël joue en effet depuis des décennies le rôle de chien garde des intérêts impérialistes occidentaux dans la région. La droitisation extrême de la société israélienne cette dernière décennie n’est pas une surprise, comme présenté par les médias, mais doit être comprise dans les origines du mouvement sioniste et de son développement. C’est bien en effet le mouvement sioniste, malgré ses relents soi disant socialistes, qui a assisté les occupants britanniques pour mater le soulèvement populaire palestinien entre 1936 et 1939, et surtout qui a commis le crime de la Nakba en 1948, avec son cortège de massacres et l’exil forcé de plus de 800 000 palestinien, etc… Donc les constats d’effrois actuels du racisme de la société israélienne doivent être vu comme une conséquence de la promotion continuelle d’un racisme d’Etat et institutionnel d’Israël et cela n’a rien de nouveau mais s’inscrit dans une histoire d’oppression de plus de 6 décennies contre les Palestiniens.

Avant de parler du constat à tirer de cette situation, il faut rappeler l’importance des campagnes de solidarité avec la lutte du peuple palestinien et particulièrement de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions). Cette dernière continue à connaître des succès mondiaux et à être considérée par Israël et ses alliés comme une menace importante et grandissante. Le BDS permet de démasquer et dénoncer la collaboration des gouvernements occidentaux avec un Etat qui viole de manière quotidienne le Droit International depuis plus de 60 ans et des grandes entreprises qui tirent profit de l’occupation pour faire des bénéfices. Cette campagne BDS, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien pour le pousser l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

En conclusion, nous voudrions également mener deux réflexions fondamentales sur la question de la libération du peuple palestinien.

Tout d’abord, que la seule solution véritable à la question palestinienne et à la question juive est 1) le démantèlement de l’Etat colonial, d’Apartheid et d’occupation d’Israël, qui n’a apporté que des souffrances à la population palestinienne et n’a jamais permis la sécurité de la population juive d’Israël comme sa propagande mensongère le dit, bien au contraire, et 2) l’établissement d’un Etat démocratique, social et laïque dans la Palestine historique de 1948 pour tous (Israéliens et Palestiniens) sans aucune forme de discrimination et dans lequel tout palestinien, qu’il soit réfugié interne ou réfugié dans des pays étrangers, a le droit de retourner sur ses terres et sa maison d’origine desquelles ils ont été déplacés de force en 1948, 1967 et après.

Ensuite le deuxième élément très important, c’est la nécessité de soutenir les révolutions populaires de la région dans leur combat pour renverser tous les régimes autoritaires qui sont complices de la souffrance du peuple palestinien par leur collaboration directe ou indirecte avec l’Etat d’Israël. Les régimes autoritaires de la région ont tous essayé de supprimer, dominer ou contrôler le mouvement national de libération palestinien. Dans ce cadre, le régime Assad a une histoire de répression contre la résistance palestinienne qui a commencé dans les années 1970 et 1980 en Syrie et lors de ses interventions au Liban à cette même période. Mais surtout, depuis le début de la révolution en Syrie en 2011, le régime a assassiné plus de 2000 palestiniens, qui ont dans leur grande majorité pris parti en faveur du soulèvement, sans oublier la destruction et le blocus imposé au camp de réfugié palestinien de Yarmouk pendant plus d’un an. Il n’y a pas de différence entre la mort des palestiniens à Gaza ou en Syrie, dans les deux cas, il y a une volonté de mater la lutte pour la liberté et la dignité. De même on voit qu’en Egypte, le régime de Sissi, qui a poursuivi et emprisonné des réfugiés palestiniens en Egypte dans le passé, refuse l’ouverture du point de passage de Rafah, participant dès lors au siège de Gaza, empêchant la sortie des Palestiniens soumis aux bombardements et l’entrée de convois humanitaires et de solidarité égyptiens et internationaux avec la bande de Gaza.

Il faut rappeler de manière constante l’importance de comprendre que la libération de la Palestine passe en effet par la libération des peuples de la région, et dès lors par Damas, Ryad, Doha, Téhéran, le Caire, Amman, etc…

Comme l’écrivait un manifestant syrien pro révolution depuis le plateau du Golan occupé par Israël « la liberté un destin commun pour Gaza, Yarmouk et le Golan ».

La libération de la Palestine et de ses classes populaires est liée à la libération et à l’émancipation des classes populaires de la région contre leurs classes dirigeantes ainsi que des différents impérialismes, en particulier des Etats-Unis et de la Russie, et les forces sous-impérialistes telles que l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar. Dans cette logique similaire, nous devons nous battre contre toutes les tentatives de division des classes populaires par les régimes et les forces islamistes réactionnaires sur la base de genre, appartenance religieuse, nationalité, etc…qui essayent de dominer ces populations et donc d’empêcher leur libération et leur émancipation et donc de celles des classes populaires de Palestine. 

Cela rejoint les paroles du marxiste Mehdi Amel du Liban, assassiné en 1987, très probablement par le Hezbollah,:

“celui qui ne prend pas fait et cause pour la démocratie contre le fascisme, pour la liberté contre la terreur, pour la raison, l’amour, la rêverie et le beau, contre le nihilisme et contre toute forme d’obscurantisme, que ce soit dans le Liban de la guerre civile ou dans chaque pays de notre monde arabe et partout sur la terre des hommes, celui qui ne prend parti à chaque instant pour la révolution, celui-là est un faux intellectuel et sa culture est trompeuse, contrefaite et hypocrite”.

Joseph Daher

One thought on “La question de la libération de la Palestine

  1. Pingback: La Bande de Gaza détruite, mais le peuple palestinien est debout et victorieux ! | Syria Freedom Forever – سوريا الحرية للأبد

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