The Kurdish Question and the Syrian Revolution, conference “Socialism 2018”

Follow the link to listen to the conference :https://wearemany.org/a/2018/07/kurdish-question-and-syrian-revolution

The Kurds are a people of 28-35 million without a nation. Divided between Iraq, Syria, Turkey and Iran, Kurds have been used by authoritarian regimes and imperialist actors to serve their interests before being sacrificed when these interests changed. The US has relied on Kurdish PYD forces in Rojava in Northern Syria to combat ISIS, but looked the other way when Turkey’s Erdogan, who is threatened by the prospect of a successful Kurdish entity on its own border encouraging Turkey’s own Kurdish population, invaded the Kurdish stronghold Afrin in Syria last January. Collaboration by some Kurdish forces with imperialist forces can’t be used to justify the refusal of the right of self-determination of the Kurdish people. In Syria, as elsewhere, the destiny of the Kurdish struggle for self-determination is closely tied to the overall struggle against the Assad dictatorship, and both today are in under severe attack.

July 5 2018

 

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Turquie «VOUS AVEZ PEUT-ÊTRE VOLÉ L’URNE, MAIS L’AVENIR NOUS APPARTIENT»

L’AKP, allié du parti d’extrême droite fascisant MHP, a remporté les élections présidentielles avec 52% des suffrages. Des fraudes et des irrégularités électorales ont également eu lieu en faveur de l’AKP et d’Erdogan.

L’AKP n’a cependant pas gagné la majorité qualifiée tant convoitée qui lui aurait permis de modifier la Constitution pour accroître encore son pouvoir. Le parti d’Erdogan n’a obtenu que 42% des voix aux élections législatives; il dépend donc du MHP pour avoir une majorité simple au Parlement. Le Parti républicain du peuple (CHP) a quant à lui conquis 22% des citoyen·ne·s et son candidat à l’élection présidentielle, Muharrem Ince, a obtenu 30,6% des voix.

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Maroc, Solidarité contre la répression

Le 26 juin dernier, la justice marocaine a condamné à de lourdes peines de prison les manifestant·e·s du mouvement populaire rifain de 2016-2017. Les principaux meneurs ont écopé de 20 ans de prisons, dont Nasser Zefzafi, figure emblématique de ce mouvement. A l’annonce du verdict, plusieurs tentatives de manifestations ont été réprimées par la police dans des villes du Rif, donnant lieu à de nouvelles vagues d’arrestations.

Quelques jours après, un journaliste marocain qui avait couvert la révolte du Rif a été condamné trois ans de prison.

Ces condamnations s’inscrivent dans un climat toujours plus répressif ; dans un pays qui, depuis l’année dernière a emprisonné pour raison politique plus de 1000 détenu·e·s.

La solidarité avec les prisonniers politiques du Rif et du Maroc et avec toutes les mobilisations populaires est plus que jamais nécessaire.

Joseph Daher

Article publié dans le journal solidaritéS: https://www.solidarites.ch/journal/d/article/8765

Gaza, les marches continuent… La répression aussi

Depuis presque trois mois, les Palestinien·ne·s se rassemblent chaque vendredi dans la zone tampon créée par les forces israéliennes au nord de la bande de Gaza. L’armée d’occupation continue de réprimer violemment ces manifestations en tirant sur les manifestant·e·s non armés. Presque 130 personnes ont été tuées et plus de 14 000 ont été blessées depuis le début des manifestations le 30 mars. De l’autre côté, aucun·e Israélien·ne n’a été tué.

Appelées par les organisateurs de la Grande Marche du Retour, les mobilisations exigent la fin du blocus économique et politique de la bande de Gaza par l’État d’Israël, mais surtout le droit au retour des familles expulsées depuis des générations de leur foyer d’origine. Les organisations politiques palestiniennes traditionnelles, y compris le Hamas, sont parties prenantes de ces manifestations, mais ce sont avant tout des réseaux de jeunes activistes qui les initient et qui ont formulé les demandes, accompagnés par des syndicats et des associations civiles.

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Sadr, Sectarianism, and a Popular Alternative

Last month, in the first Iraqi elections since ISIS’s defeat in Mosul, Sairoun, or “March for Reforms” — an electoral alliance led by Shi’a cleric Muqtada al-Sadr, the Iraqi Communist Party, and several other smaller groups — placed in first.

Sairoun was followed by Fateh Alliance, the political branch of Hashd al-Sha’bi (Popular Mobilization Forces), Iranian-backed, Shi’a Islamic fundamentalist militias; the Victory Alliance, led by current prime minister, Haider al-Abadi; and, finally, the State of Law Coalition, headed by former prime minister Nouri al-Maliki. Many members of parliament, some of whom had been in office since the first post-invasion elections in 2005, lost their seats. In total, 215 of 329 deputies in parliament are rookie legislators.

The election sparked a cascade of fraud accusations, particularly from prominent political figures who were unseated. The parliament has ordered a manual recount and the scrapping of all ballots cast by Kurdish security forces, internally displaced people, and diaspora voters. It has also voted to suspend the electoral commission and appointed nine judges in place of the commissioners. (The commission said it would appeal the move.)

The Sadrist movement — known for fighting occupying US forces throughout the 2000s as well as for its involvement in sectarian crimes during the same period — has rejected these measures. Sadr’s top aide, Dhiaa al-Asadi, declared in a tweet that while any fraud or violations in the electoral process should be condemned, the electoral commission and the federal court should handle it. He also expressed concerns that some parties are trying to sabotage Sadr’s victory, accusing opponents of hijacking and manipulating the parliament.

The postelection contretemps has increased tensions in a country already on edge. In the lead-up to the election, the Communist Party’s Baghdad headquarters were targeted by two homemade bombs. Since the election, an explosion has rocked Sadr City, Sadr’s main stronghold in Baghdad, killing eighteen people and wounding more than ninety. On June 8, a string of explosions hit the city of Kirkuk.

Then, on June 10, a storage site holding half of Baghdad’s ballot boxes went up in flames. The warehouse contained votes cast in the predominately Shi’a al-Rusafa area of Baghdad.

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Après les élections : l’Irak entre espoirs et méfiances

Pour les premières élections organisées dans le pays après la défaite du groupe djihadiste de l’État Islamique à Mossoul, l’alliance électorale Sairoun, « La marche pour les réformes », composée par le clerc chiite Moqtada Sadr, le Parti Communiste Irakien (PCI) et d’autres groupes politiques, est arrivé en tête du scrutin. Comment expliquer cette victoire ? Quel est le programme et la stratégie de Sadr ? Que peut-on en attendre ? 

L’alliance Sairoun a devancé la liste de l’Alliance du Fateh, versant politique des Hachd al-Chaabi (Unités Mobilisation Populaires, UMP), des milices fondamentalistes chiites soutenues par l’Iran, dirigées par Hadi el-Ameri, une personnalité proche de l’Iran et ancien chef de la milice Badr. La milice Badr contrôle le ministère de l’intérieur. Continue reading

Déclaration de la IVe Internationale: La solidarité internationaliste avec les classes populaires syriennes est plus que jamais nécessaire !

La IVe Internationale réaffirme sa solidarité avec toutes et tous les civils de Syrie bombardés, massacrés, torturés, affamés et déplacés, sa solidarité avec les forces démocratiques et progressistes qui continuent de défendre les aspirations d’une insurrection héroïque. Sept ans après le début du soulèvement populaire syrien, transformé progressivement en guerre meurtrière avec un caractère international, la situation dans le pays est catastrophique à tous les niveaux. Continue reading