Algérie, BOUTEFLIKA SUR LE DÉPART

Après des semaines de mobilisations massives, un communiqué a annoncé la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika avant l’expiration de son mandat, le 28 avril.

Selon la Constitution, une fois sa démission actée, c’est le président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui assurera l’intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une élection présidentielle sera organisée.

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Turquie DÉFAITE D’ERDOGAN AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES

La coalition du président turc Erdogan est arrivée en tête à l’échelle nationale avec 51% des voix, mais a subi plusieurs revers importants. L’AKP a en effet perdu Ankara et Istanbul, les deux grandes villes que lui et ses prédécesseurs contrôlaient depuis vingt-cinq ans et qui voient la victoire de candidats du parti Kémaliste CHP. Refusant de concéder la défaite, l’AKP a annoncé qu’il déposerait des recours auprès des autorités électorales. Continue reading

Soudan, LA MOBILISATION POPULAIRE CONTINUE

Les mobilisations, presque quotidiennes, contre le régime du dictateur Omar Al-Bashir continuent dans la capitale soudanaise, Khartoum, et dans le reste du pays.

Les protestations populaires ont éclaté il y a maintenant plus de trois mois (solidaritéS nº 341) et représentent le plus grand défi rencontré par le régime soudanais depuis trois décennies. Face à cette révolte populaire de masse, Al-Bashir a déclaré l’état d’urgence, dissout le gouvernement central, remplacé les gouverneurs des états par des responsables de la sécurité, élargi les pouvoirs de la police et interdit les rassemblements publics sans autorisation.

Dernièrement, lors d’une cérémonie officielle pour l’annonce d’un nouveau gouvernement, Al-Bashir a promis qu’il engagerait un dialogue avec l’opposition. Les forces d’opposition ont rejeté le dialogue avec l’autocrate soudanais et ont continué à revendiquer son départ et celui du gouvernement.

Les autorités ont confirmé la mort de 33 personnes depuis le début des manifestations, mais les réseaux des opposant·e·s affirment que le bilan est nettement plus élevé. Les arrestations n’ont pas cessé, ciblant en particulier les organisateurs·trices des manifestations, les opposant·e·s de gauche et les féministes.

La répression violente n’a néanmoins pas mis fin à la contestation populaire, bien au contraire. Les manifestations se poursuivent et s’intensifient. Des grèves ont également eu lieu, organisées pour la plupart par l’association professionnelle soudanaise, un groupe de coordination de syndicats professionnels indépendants qui a été une des fers de lance des mobilisations. Les manifestant·e·s maintiennent leur slogan: «le peuple veut la chute du régime»!

Joseph Daher

article publié dans le journal de solidaritéS

https://www.solidarites.ch/journal/d/article/9161?fbclid=IwAR0Im-KkGLRLSWWenGrefP0aXtdO64YHO-Jq3Kp99zw_-Oq6ZTFtwCuowFk

سوريا، جذور ثبات النظام

ألهمت الانتفاضات في تونس ومصر وغيرها قطاعات واسعة من الشعب السوري للنزول إلى الشوارع رافعة مطالب مماثلة تنادي بالحرية والكرامة، بعبارات أخرى الديمقراطية والعدالة الاجتماعية والمساواة. وقد تجلى ذلك من خلال هيمنة خطاب شامل وديمقراطي لأقسام كبيرة من الحركة الشعبية في السنوات الأولى من الانتفاضة. وإلى جانب هذا العنصر، ولّدت المؤسسات البديلة التي أنشأها المتظاهرين مثل التنسيقات والمجالس المحلية، من خلال توفير خدمات للسكان المحليين محاولات لإقامة ما هو شبيه بالسلطة المزدوجة حيث اختفت هيمنة الدولة. هذا لا يعني أنه لا توجد مشاكل داخل الحركة الشعبية، مثل الخطابات والممارسات الطائفية التي ظهرت في البداية في دوائر صغيرة، علاوة على مسألة مشاركة المرأة وحقوقها. ومن الواضح أنه تم استبعاد النساء من مراكز صنع القرار في مختلف التنسيقيات المحلية (رغم أن أربعة من بين ثمانية أعضاء في المكتب التنفيذي لجان التنسيق المحلية هم النساء) والمجالس المحلية على الأرض. كما تجندر دور المرأة في الأنشطة داخل الحركة الشعبية، على الرغم من مشاركتها العميقة في الانتفاضة في مختلف المجالات. Continue reading