Alliance of Syrian & Iranian Socialists’ Statement on Assad’s Chemical Bombing & Trump’s Latest Airstrikes

The Trump administration’s  April 6 targeted missile strike on the Syrian airbase from which the chemical attack was launched, is not a reflection of any genuine concern for the Syrian people.  It will not help the struggle against the Assad regime, ISIS and Al Qaida.    Instead, this administration’s latest airstrikes are motivated by other aims. Continue reading

Turquie, «La brume ne se dissipera pas de sitôt»

Uraz Aydin a travaillé 17 ans comme assistant de recherche à la faculté de communication de l’Université de Marmara. Il a été licencié par le décret du 7 février 2017, dans le cadre de l’Etat d’urgence pour signature de la pétition Academics for Peace*. Traducteur de Mandel, Bensaïd. Löwy, Traverso, Achcar… il est aussi rédacteur de Sosyalist Demokrasi icin Yeniyol, revue de la section turque de la 4Internationale. Entretien.

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Irak : Mossoul, ville martyre

des_deplaces_irakiens_arrivent_au_camp_de_hamam_al-alil_le_20_mars_dernier._drLes opérations militaires soutenues par les États-Unis pour chasser Daesh, « l’État islamique » (EI), de la ville de Mossoul entrent maintenant dans leur sixième mois. 

L’État islamique a été délogé de la plus grande partie de la ville. L’ensemble de l’est et environ la moitié de l’ouest de la ville sont sous contrôle des forces armées gouvernementales irakiennes, avec l’assistance des milices paramilitaires du Hachd al-Chaabi (« mobilisation populaire »). Les opérations militaires des deux dernières semaines ont néanmoins été ralenties, car les combats se déroulaient dans la vieille ville aux ruelles étroites, tandis que les combattants de l’EI résistaient férocement en utilisant des moyens multiples comme les voitures piégées et les snipers. Il y aurait 400 000 habitantEs dans la vieille ville, et environ 600 000 personnes se trouvent dans les zones encore tenues par l’EI, qui représentent environ 60 % de Mossoul-Ouest. Continue reading

Turquie, lutte pour le non au référendum

Le 16 avril 2017 aura lieu le référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par le parti du président Recep Tayyip Erdogan, l’AKP. Cette révision constitutionnelle vise à élargir considérablement les pouvoirs du président, lui permettant notamment de nommer et révoquer les ministres, d’intervenir dans le fonctionnement de la justice, de promulguer des décrets et de déclarer l’état d’urgence.

La victoire du oui au référendum donnerait aussi la possibilité à Erdogan de rester au pouvoir jusqu’en 2029. Pour rappel, il a été premier ministre de Turquie entre 2003 et 2014 avant de se faire élire président la même année.

Fuite en avant autoritaire

Dans le même temps, le gouvernement de l’AKP continue sa fuite en avant autoritaire et répressive contre les populations kurdes, démocrates, progressistes, et la société civile dans son ensemble. Cette évolution s’est accélérée depuis la tentative manquée de coup d’Etat du 15 juillet 2016 menée par une fraction de l’armée alliée au mouvement réactionnaire Gulleniste. Les manifestations du caractère antidémocratique du régime turc sont multiples: emprisonnement de plusieurs parlementaires, fermeture de très nombreux titres de presse et répression contre les journalistes critiques, mise sous tutelle administrative de localités du Kurdistan, exclusion de plus de 100 000 personnes de la fonction publique depuis mi-juillet, en particulier des syndicalistes et des universitaires signataires d’une pétition pour la paix. A cela, il faut ajouter la mort d’environ 2000 personnes et la destruction de quartiers entiers dans le sud-est de la Turquie, dont la population est majoritairement kurde, dans les derniers 18 mois à la suite d’opérations de sécurité du gouvernement. 500 000 personnes ont dû quitter leurs foyers à cause des destructions massives et de graves violations des droits de l’homme de la part des forces armées du gouvernement turc.

Pérenniser la répression

Dans ce cadre, le projet de nouvelle constitution a pour objectif de renforcer et de pérenniser cette répression autour d’une hyper-­présidentialisation des institutions. Le président Erdogan affirme dans ses meetings que celles et ceux qui soutiennent le non veulent diviser le pays, portent atteinte au drapeau de la nation et sont des terroristes, comme le PKK. «Les organisations terroristes font en chœur campagne pour le non», a enfoncé le Premier ministre turc Binali Yildirim.

Face à cette situation, le camp du non est très fortement divisé au plan politique, rassemblant des républicains, des forces islamiques, kurdes, l’extrême gauche, l’extrême droite, diverses associations (professionnelles, écologistes…), des syndicats, etc. Chacune des composantes du non mène dès lors sa propre campagne avec une argumentation différente. Selon le camarade Uraz Aydin, membre de la section turque de la IVe Internationale et qui a souffert de la répression du gouvernement turc, «les pourcentages d’intentions de vote semblent assez proches, même si chaque institut de sondage privilégie le oui ou le non selon sa position politique. Toutefois la possibilité d’une victoire du non est cette fois-ci bien réelle, principalement en raison de la crise de l’extrême droite».

Dans cette perspective, la lutte pour le non est une bataille décisive pour l’avenir de la Turquie. Une victoire du non ne mettrait pas complètement un terme aux politiques autoritaires et antisociales des autorités turques. Elle ouvrirait néanmoins une brèche dans l’édifice du gouvernement de l’AKP et du sultan Erdogan et redonnerait de l’espoir à toutes les composantes de la société qui se battent pour un avenir meilleur.

Joe Daher

20 mars 2017

L’article a été publié dans le journal solidaritéS: https://www.solidarites.ch/journal/d/article/7985

Manifestations massives pour la journée internationale des femmes à Beyrouth et Istanbul

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Plus d’un millier de manifestant·e·s a défilé dans les différents quartiers de Beyrouth sous une pluie battante pendant plus de 3 heures pour la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes. La manifestation était organisée par différents mouvements féministes, étudiants, ONG, et la gauche radicale.

Des femmes réfugiées palestiniennes et syriennes et des travailleuses domestiques migrantes (en majorité provenant d’Asie du Sud Est et d’Afrique Sub-saharienne) étaient également présentes dans le cortège. Une réfugiée syrienne a d’ailleurs pris la parole à la fin de la manifestation pour témoigner du rôle et de la résistance des femmes en Syrie, de leur rêve de retourner dans leur pays et de l’importance de la solidarité entre toutes les luttes féministes.

«La lutte est la même»

Le slogan de la manifestation était «les causes sont différentes, la lutte est la même». Les organisatrices voulaient montrer la diversité des luttes et inégalités liées au genre auxquelles sont confrontées les personnes de diverses communautés, y compris les individus LGBTIQ, les réfugiées et les travailleuses domestiques migrantes. La dénonciation du racisme, du confessionnalisme et de l’injustice sociale était notamment très présente dans le discours des organisatrices et au sein de la manifestation. Sans oublier la question du harcèlement et des violences envers les femmes qui est souvent revenue dans les slogans et discours des manifestant·e·s, ainsi que plus généralement la dénonciation du système politique patriarcal et confessionnel et des acteurs qui le composent.

Les femmes au Liban sont toujours exclues de certains droits fondamentaux, comme le droit de transmettre leur nationalité à leurs enfants. Plusieurs organisations de droits des femmes ont fait campagne au cours des dernières années pour un système légal qui protège les femmes contre la violence domestique, y compris le viol conjugal.

Manifestation à Istanbul aussi

A Istanbul, en Turquie, plusieurs dizaines de milliers manifestant·e·s, jusqu’à 40 000 selon certaines sources, ont défilé grâce à une campagne en amont des mouvements et organisations féministes pour lever l’interdiction la veille de la manifestation. Malgré l’état d’urgence et le climat répressif et autoritaire en Turquie, les manifestant·e·s se sont mobilisés en masse pour dire non aux violences contre les femmes, à l’ordre patriarcal dans son ensemble et au projet constitutionnel d’Erdogan pour renforcer son pouvoir autoritaire. Des manifestations ont aussi eu lieu à Ankara et Diyarbakir.

Ces deux exemples symbolisent plus largement une mobilisation mondiale, en particulier des femmes et féministes, pour participer à cette journée et affirmer la nécessité d’un féminisme des 99 % prenant en compte les différentes formes d’oppressions. Comme un des slogans scandés par les manifestantes à Beyrouth le disait: «la solidarité entre les différentes causes est la solution».

Joe Daher

20 mars 2017

Article publié sur le journal solidaritéS: https://www.solidarites.ch/journal/d/article/7982

Syrie : le peuple syrien résiste dans le chaos

Les discussions de « Genève IV » sur l’avenir de la Syrie se sont achevées en fin de semaine passée avec peu d’avancées concrètes, pendant que sur le terrain les affrontements continuent…
Ces « négociations de paix » sous l’égide de l’ONU ont mis face-à-face le régime et différents acteurs de l’opposition : le Haut Comité des négociations (HCN), principale délégation de l’opposition, et des opposants proches de la Russie, le « Groupe du Caire » et le « Groupe de Moscou ». Une fois réaffirmées les divergences de fond, les discussions se sont conclues le 3 mars avec l’acceptation d’un « agenda clair » incluant quatre points : la lutte contre le terrorisme, la gouvernance – thème flou pour évoquer une transition politique –, la Constitution et les élections. L’ONU prévoit un nouveau rendez-vous en mars. Continue reading

Prospects for Syria – Revolution, Counter Revolution, and Solidarity, Toronto, Canada

“Prospects for Syria – Revolution, Counter Revolution, and Solidarity” was a panel organized in Toronto by Upping the Anti: A Journal of Theory and Action, the Syria Solidarity Collective, and No One Is Illegal. http://www.uppingtheanti.org/