La Bande de Gaza détruite, mais le peuple palestinien est debout et victorieux !

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“Une plage de Gaza, le premier vendredi après 51 jours d’agression israélienne”

Au soir du 26 aout et des jours suivant après l’annonce de Mahmud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne (AP), d’un accord de cessez-le-feu « permanent » entre Israel et les Palestiniens, les masses palestiniennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sont sortis par milliers fêtés la fin de l’attaque militaire et surtout le fait d’avoir résisté à cette dernière, à l’oppression coloniale et raciste de l’Etat d’Israël soutenue par les Etats-Unis et les puissances occidentales d’un côté et le silence complice des Etats Arabes de la région, particulièrement l’Egypte qui participe au blocus illégal avec Israel de la Bande d Gaza. Continue reading

Solidarité avec la Palestine et les révolutions populaires arabes

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Tandis que continue l’agression militaire israélienne contre la bande de Gaza, ainsi que la répression contre les Palestiniens citoyens d’Israël et les Palestiniens de Cisjordanie, des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien ont eu lieu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

En Syrie, dans les « territoires libérés », notamment dans différents quartiers d’Alep, dans la ville de Qaboun près de Damas, à Deraa, etc., il y a eu des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien depuis le début de l’agression.

Palestine, Syrie, Égypte : « Nous sommes un »

Dans le quartier de Salah el Din, les ma­ni­fes­tant·e·s ont envoyé ce message au peuple palestinien : «De la population de Salah el Din à Alep à la population de Gaza: nous sommes un, comme l’est notre lutte et notre ennemi». Une veillée aux bougies a également eu lieu à Alep pour Gaza, tandis que des enfants manifestaient en masse dans la ville de Qaboun en solidarité avec la Palestine. Il y a également eu des manifestations de soutien à Gaza dans le camp palestinien de Yarmouk. Sur le plateau du Golan occupé par Israël, des manifestant·e·s soutenant la révolution syrienne ont dénoncé l’attaque militaire de l’armée d’occupation d’Israël sur Gaza, avec des pancartes qui demandaient l’arrêt du massacre en Syrie et à Gaza.

En Égypte, des manifestations ont eu lieu au Caire pour dénoncer l’agression israélienne, mais aussi pour condamner la collaboration du régime avec Israël et demander l’ouverture du point de passage de Rafah. Le régime de Sissi, qui depuis l’été dernier a poursuivi et emprisonné des réfugiés palestiniens en Égypte avec une campagne médiatique massive contre eux, refuse l’ouverture du point de passage de Rafah. Il participe dès lors au siège de Gaza, empêche la sortie des Palestinien·ne·s soumis aux bombardements et l’entrée de convois humanitaires transportant des médicaments ou de convois égyptiens et internationaux de solidarité avec la bande de Gaza. L’armée égyptienne a bloqué ces convois.

De plus, l’agence Human Rights Watch (HWR) a récemment mis en lumière, dans un rapport basé sur une enquête d’un an, le meurtre systématique et généralisé d’au moins 1150 ma­ni­festant·e·s par les forces de sécurité égyptiennes en juillet et août 2013. HRW, qui a été interdite d’entrée en Egypte pour présenter ce rapport, a qualifié de « massacre » les attaques des forces de sécurité du 14 août 2013 sur les places Rabaa al-Adhawiya et Nahda qui auraient causé la mort de plus de 800 personnes. L’agence relevait que de tels actes relevaient «probablement d’un crime contre l’humanité». Le régime de Sissi n’a cessé de réprimer toute forme d’opposition politique à son pouvoir, qu’elle soit de gauche ou islamiste.

Contre tous les régimes autoritaires

La question de la libération de la Palestine est intimement liée aux révolutions populaires de la région. C’est pourquoi il faut les soutenir dans leur combat pour renverser tous les régimes autoritaires, complices de la souffrance du peuple palestinien par leur collaboration directe ou indirecte avec l’État d’Israël. Les régimes autoritaires de la région ont tous essayé de supprimer, dominer ou contrôler le mouvement national de libération palestinien. Le régime Assad a une histoire de répression contre la résistance palestinienne qui a commencé dans les années 1970 et 1980 en Syrie et lors de ses interventions au Liban à cette même période. Mais surtout, depuis le début de la révolution en Syrie en 2011, le régime a assassiné plus de 2000 Palestiniens, qui ont dans leur grande majorité pris parti en faveur du soulèvement, sans oublier la destruction et le blocus imposé au camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk pendant plus d’un an. Il n’y a pas de différence entre la mort des Palestiniens à Gaza ou en Syrie; dans les deux cas, il y a une volonté de mater cette lutte pour la liberté et la dignité.

A côté d’Israël et de l’Arabie Saoudite, principaux alliés de l’impérialisme occidental dans la région, l’Egypte est aussi un pion indispensable dans la stratégie de dominations de l’impérialisme occidental. L’agression militaire israélienne sur la bande de Gaza a démontré à nouveau la soumission du régime égyptien aux intérêts occidentaux. Le régime de Sissi, qui a joué le rôle de médiateur entre le Hamas et le gouvernement israélien, n’a en effet cessé de faire pression sur la résistance palestinienne pour qu’elle accepte une trêve sans contrepartie ni garanties; la résistance de son côté demandait la levée du blocus en place depuis 2006, l’ouverture de la frontière avec l’Égypte et la libération par Israël de prisonniers.

Pour la libération des peuples de la région

Il faut comprendre – et rappeler sans cesse – que la libération de la Palestine passe en effet par la libération des peuples de la région. Comme l’écrivait un manifestant syrien révolutionnaire depuis le plateau du Golan occupé par Israël :«la liberté, un destin commun pour Gaza, Yarmouk et le Golan».La libération de la Palestine et de ses classes populaires est liée à la libération et à l’émancipation des classes populaires de la région de leurs classes dirigeantes, ainsi que des différents impérialismes, en particulier les États-Unis et la Russie et les sous-impérialismes régionaux comme l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar. Il faut donc lutter contre toutes les tentatives de division des classes populaires par les régimes et les forces islamistes réactionnaires à partir du genre, de l’appartenance religieuse, de la nationalité, etc. Ces divisions n’ont pour seule fonction que de maintenir la domination de ces populations, d’empêcher leur libération et leur émancipation et donc celles du peuple palestinien.

Vive les peuples en luttes, vive la Palestine libre !

Joseph Daher

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Iraq, a humanitarian intervention?

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The intervention of American military forces in Iraq was presented in Western and other medias as an intervention to protect religious and ethnic minorities in Iraq against the military progresses of the ultra reactionary jihadist group the Islamic State (IS, formerly known as the Islamic State Iraq and the Levant (ISIS)). This propaganda hides the imperialists political interests of the United States in their military intervention, which has no humanitarian purpose. Continue reading

Irak, une intervention humanitaire ?

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L’intervention des forces américaines en Irak a été présentée dans les médias occidentaux et autres comme une intervention pour protéger les minorités religieuses et ethniques d’Iraq contres les avancées du groupe jihadiste ultra réactionnaire de l’Etat Islamique (EI, anciennement Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)). Cette propagande cache les intérêts politiques impérialistes des Etats Unis dans leur intervention militaire, qui n’a aucun objectif humanitaire.

L’EI depuis le mois de juin n’a cessé de faire des avancées militaires dans différentes régions après la prise de la ville Mossoul. Au début l’EI agissait au sein d’une coalition hétéroclite avec des ex baathistes et des chefs de tribus, mais le groupe jihadiste a rapidement pris le dessus sur les autres composantes.[1] L’EI a réprimé toutes les composantes de la population refusant son autorité, y compris musulmanes sunnites, tout en s’attaquant aux minorités chrétiennes et aux Yezidis (minorité kurdophone dont la religion monothéiste plonge ses racines dans le zoroastrisme pratiqué notamment en Iran). L’EI a vidé la ville Mossoul de sa population chrétienne et a occupé Qaraqosh, plus grande ville chrétienne d’Irak.

Il faut néanmoins noter la solidarité afficher par une partie de la population musulmane de Mossoul contre les exactions de l’EI contre les chrétiens. Des musulmans se sont en effet joints aux chrétiens pour manifester en brandissant des pancartes portant l’inscription “Je suis chrétien, je suis Irakien”, s’interposant entre leurs compatriotes chrétiens et les jihadistes de l’EI. Mahmoud Am-Asali, professeur de droit à l’Université de Mossoul, sera le premier musulman abattu par les jihadistes pour avoir défendu des chrétiens. Le samedi 19 juillet, jour de l’arrivée à échéance du fameux ultimatum de la terreur (dans lequel les jihadistes avaient proposé trois possibilités aux chrétiens de Mossoul: « l’islam, la dhimma (impôt spécial) et, s’ils refusent ces deux options, il ne reste que le glaive»), les musulmans, à Mossoul, se sont joints à la messe, à l’église, pour prier aux côtés de leurs frères chrétiens. De même le dimanche 20 juillet, à Bagdad, à l’église catholique de Saint George.

Les avancées et la terreur exercé par l’EI ont pour l’instant provoqué la fuite de 100 000 chrétiens qui ont été forcé de quitter leurs maisons, en plus des 20 000 à 30 000 membres de la communauté Yezidis qui sont restés piégés par l’insécurité dû à l’EI dans les montagnes de Sinjar, sans nourriture, sans eau et sans abri, selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux réfugiés. Des milliers d’autres, épuisés et déshydratés, ont réussi à rejoindre le Kurdistan via la Syrie. Plus de 200 000 personnes ont été déplacés au total à cause des avancées militaires de l’EI, tandis que ce dernier a commis également des massacres contre des civils. Continue reading

Our Comrade Abu Yazan, dead as a martyr

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Against the prospect of the enrolment and of the reserve army: flight without return or the inevitable death

Another comrade has left us

The regime still calls frenetically and with insistence to join its squadrons, brigades, battalions and militia, and it encourages by all means the Syrian youth to enroll in these latters and prosecute those who refuse to

Enrollment in the regime’s forces is generally not voluntary. It is forced and refusing is not an option. One who is summoned and does not respond to the call has to flee or hide. Whoever answers will almost inevitable have for fate death in the insane fightings of the regime, which pays little attention to not only the blood of the Syrian people but also the blood and souls of the soldiers in its army, used as cannon fodder. The recent fightings in Raqqa demonstrate this situation. This is why we do not see all soldiers as necessarily a militiaman. Most soldiers are son of workers, who were, and still are victims of the regime itself. Some of them have been called up for military service or as reservists and did not answer the call, but have been stopped at army checkpoints and enlisted as reservists. Others who have economic difficulties or young children and a wife or a family with them, survived at a subsistence level. They will not necessarily be able to defect and join the forces of the people’s revolution, whose size is declining and which are exposed to attacks of the counter revolution, whether of the regime or of the fascist and reactionary forces of the Islamic State (IS). It is a reality that we can’t ignore. Whoever is watching with one eye will never see the realityWe have daily examples. Let us speak of comrade Abu Yazan, whom we will not mention the full name to protect his children, his wife and his family from the brutality of Assad militias and who was forced to wear the uniform. Comrade Abu Yazan refused to join regime forces when he was ordered and hid for months. About two months ago, he was arrested at a checkpoint of the army, placed in solitary confinement and then selected deliberately to be sent from prison to an inevitable death in one of the most dangerous battle zones. Our comrade was martyred during the first confrontation with the fascist militias of the IS on the first Friday of August

With the martyrdom of Abu Yazan, we lost an active comrade, who participated notoriously to the support of the displaced. And we suffer because the circumstances of the intense security pressure led to his arrest and then sent to his death. He was a great popular revolutionary militant

And we reaffirm that a persevering and revolutionary activism in the ranks of soldiers regime forces in favor of the people’s revolution is very important. It is our duty to deploy greater efforts in this direction, notably by ensuring and providing a safe environment for deserters. Similarly we call to close ranks of the revolutionary forces that carry the program of the popular revolution, for the triumph of the victory against the counter revolution, and firstly of the regime

Glory to our comrade Abu Yazan, to our martyrs and all the martyrs of the people’s revolution

All the power and the wealth to the people

Revolutionary Left Current in Syria

August 12 2014

Syrie : notre camarade Abou Yazan, mort en martyr

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Face au spectre de l’embrigadement et de l’armée de réserve : la fuite sans retour ou la mort inéluctable

Un autre camarade nous quitte

Le régime appelle toujours avec frénésie et insistance à rejoindre ses escadrons, brigades, bataillons et milices et encourage par tous les moyens la jeunesse syrienne à s’y enrôler ainsi qu’à poursuivre ceux qui s’y soustraient.

L’enrôlement dans les forces du régime n’est généralement pas volontaire. Il est contraint et non facultatif. Celui qui est convoqué et ne répond pas à l’appel doit fuir ou se cacher. Celui qui répond aura pour destin quasi inéluctable la mort dans les combats insensés du régime qui font peu de cas non seulement du sang du peuple syrien mais aussi du sang et des âmes des soldats de son armée, utilisés comme chair à canon. Les récents combats de Raqqa en sont l’illustration. C’est pourquoi nous ne considérons pas tout soldat comme étant nécessairement un milicien. La plupart des soldats sont des fils de travailleurs, qui ont été, et sont toujours, des victimes du régime lui-même. Parmi eux, certains ont été appelés pour le service militaire ou comme réservistes et n’ont pas répondu à l’appel, mais auront été arrêtés aux barrages de l’armée et enrôlés comme réservistes. D’autres qui ont des difficultés économiques ou des enfants en bas âge et une épouse ou encore une famille qui compte sur eux, survivent avec le minimum vital. Ils ne seront pas nécessairement en mesure de faire défection et de rejoindre les forces de la révolution populaire, dont la taille décline et qui sont exposées aux attaques de la contre révolution, qu’il s’agisse du régime ou des forces fascistes et réactionnaires de l’EIIL. C’est une réalité que nous ne pouvons pas feindre d’ignorer. Celui qui ne regarde que d’un œil ne verra jamais la réalité.

Les exemples sont quotidiens. Citons le camarade Abou Yazan dont nous ne mentionnerons pas le nom complet pour préserver ses enfants, son épouse et sa famille des brutalités des milices d’Assad, qui a du revêtir l’uniforme sous la contrainte. Le camarade Abou Yazan a refusé de rejoindre les forces du régime lorsqu’il en a reçu l’ordre et s’est caché pendant de longs mois. Il y a environ deux mois, il a été arrêté à un barrage de l’armée, mis au cachot pour être trié immédiatement et envoyé délibérément de la prison à la mort inéluctable dans un des terrains de combats les plus chauds. Notre camarade est mort en martyr lors de la première confrontation avec les milices fascistes de l’EIIL le premier vendredi du mois d’août.

Avec le martyre d’Abou Yazan, nous avons perdu un camarade actif, qui a participé notoirement au soutien aux déplacés. Et nous souffrons, car les circonstances de la pression sécuritaire intense ont conduit à son arrestation et à son envoi à la mort, lui, qui était un militant révolutionnaire populaire formidable.

Et nous réaffirmons qu’une activité militante persévérante et révolutionnaire dans les rangs des soldats des forces du régime en faveur de la révolution populaire est plus qu’importante. A nous de faire de déployer d’avantage d’efforts en ce sens, notamment en garantissant un environnement sûr aux déserteurs. De même nous appelons à resserrer les rangs des forces révolutionnaires qui portent le programme de la révolution populaire, pour le triomphe de la victoire sur la contre révolution, et en premier plan sur le régime.

Gloire à notre camarade Abou Yazan, à nos martyrs à et à tous les martyrs de la révolution populaire

Tout le pouvoir et toute la richesse au peuple

Courant de la Gauche Révolutionnaire (Syrie)

12 août 2014

Traduction du NPA: http://npa2009.org/actualite/syrie-notre-camarade-abou-yazan-mort-en-martyr

بيان: “شبح التجنيد والإحتياط : فرار مؤبد أو موت مؤكد ورفيق آخر يغادرنا

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مازال النظام محموما بالدعوة المستمرة والملحة للإلتحاق بسرايا قواته وفصائله وكتائبه وشبيحته ولازال يجهد بكافة الوسائل لإلحاق الشباب السوري بها وتجنيدهم وملاحقة المتخلفين منهم عنها. والالتحاق بقوات النظام لا يتم غالبا طوعا فذاك الشيئ إجباري وليس إختياري دائما ، فمن دعي ولم يلب فعليه الفرار والتخفي، ومن لبى فمصيره شبه المؤكد هوالموت في معارك النظام المجنونة التي لا يستهتر بها بدماء الشعب السوري الأعزل فحسب ، بل ويستهتر بها بدماء وأرواح جنود جيشه نفسه الذين يستخدمهم كلحم للمدافع، والمعارك الاخيرة في الرقة اخر دليل على ذلك. ولذلك فإننا لا نرى بأن كل من يخدم من الجنود في أحد سرايا او كتائب النظام هو شبيح بالضرورة، بل ان كثير منهم هم من أبناء كادحي شعبنا الذين كانوا ، وما يزالون، ضحايا النظام نفسه، فمنهم من طلب للخدمة الإلزامية او للإحتياط ولم يلب لكنه ضبط على أحد حواجز حيش الطغمة فتم سوقه إلى الإحتياط ، وبعضهم الاخر، ممن يعاني من صعوبة العيش اليوم ، او لديه أطفال صغار وزوجة واهل بحاجته لتأمين معاش ، بالكاد ، يلبي الحد الأدنى للحياة ، ليس قادرا ،بالضرورة على الإنشقاق والإنضمام إلى قوات الثورة الشعبية، التي يتضائل حجمها وتتعرض الى هجمات من قوى الثورة المضادة ان كان النظام ام القوى الفاشية الرجعية كداعش، وهذا واقع لايمكننا تجاهله فمن يرى بعين واحد فما أبصر الحقيقة يوما

وهناك أمثلة يومية عديدة على ذلك ، ونذكر منها الرفيق أبو يزن ولن نذكر اسمه الكامل حفاظا على أطفاله وزوجته وأهله من بطش ميليشيات الأسد التي اجبر على لبس بزتها قسرا وبالقوة . فالرفيق أبو يزن رفض الالتحاق بقوات النظام عندما تم طلبه للالتحاق بها وتخفى لفترة شهور طويلة. لكنه ، قبل نحو شهرين ، تعرض للاعتقال بعد ان تم ضبطه على حاجز لجيش الطغمة وتم إلقائه في المعتقل ليتم فرزه فورا وارساله بشكل متعمد من السجن إلى الموت المحتم في أحد النقاط القتالية الأكثر سخونة .واستشهد رفيقنا أبا يزن في اول إشتباك مع ميليشيا داعش الفاشية في يوم الجمعة الأول من آب الجاري. لقد فقدنا باستشهاد رفيقنا ابو يزن رفيقا نشطا ، ساهم ،بشكل أخص ، بدعم الجماهير الشعبية التي شردت من ديارها. كما اننا نتألم ، لان ظروف الضغط الأمني الشديد أدت الى إلقاء القبض عليه وإرساله الى محرقة نظام الطغمة الحاكم، وهو المناضل الثوري والشعبي النبيل . ونعيد التأكيد ، بان عملا نضاليا مثابرا وثوريا في صفوف جنود قوات النظام لصالح الثورة الشعبية هو اكثر من هام، وعلينا بذل المزيد من الجهود بخصوصه. وخاصة توفير بيئة آمنة للجنود المنشقين .مثلما اننا ندعو الى رص صفوف القوى الثورية التي ترفع برنامج الثورة الشعبية، من اجل الانتصار على كل قوى الثورة المضادة وفي مقدمتها نظام الطغمة

المجد لرفيقنا ابو يزن و لرفاقنا الشهداء ولكل شهداء ثورتنا الشعبية

كل السلطة والثروة للشعب

تيار اليسار الثوري في سوريا

١٢ آب ٢٠١٤

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