Solidarité avec la Palestine et les révolutions populaires arabes

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Tandis que continue l’agression militaire israélienne contre la bande de Gaza, ainsi que la répression contre les Palestiniens citoyens d’Israël et les Palestiniens de Cisjordanie, des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien ont eu lieu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

En Syrie, dans les « territoires libérés », notamment dans différents quartiers d’Alep, dans la ville de Qaboun près de Damas, à Deraa, etc., il y a eu des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien depuis le début de l’agression.

Palestine, Syrie, Égypte : « Nous sommes un »

Dans le quartier de Salah el Din, les ma­ni­fes­tant·e·s ont envoyé ce message au peuple palestinien : «De la population de Salah el Din à Alep à la population de Gaza: nous sommes un, comme l’est notre lutte et notre ennemi». Une veillée aux bougies a également eu lieu à Alep pour Gaza, tandis que des enfants manifestaient en masse dans la ville de Qaboun en solidarité avec la Palestine. Il y a également eu des manifestations de soutien à Gaza dans le camp palestinien de Yarmouk. Sur le plateau du Golan occupé par Israël, des manifestant·e·s soutenant la révolution syrienne ont dénoncé l’attaque militaire de l’armée d’occupation d’Israël sur Gaza, avec des pancartes qui demandaient l’arrêt du massacre en Syrie et à Gaza.

En Égypte, des manifestations ont eu lieu au Caire pour dénoncer l’agression israélienne, mais aussi pour condamner la collaboration du régime avec Israël et demander l’ouverture du point de passage de Rafah. Le régime de Sissi, qui depuis l’été dernier a poursuivi et emprisonné des réfugiés palestiniens en Égypte avec une campagne médiatique massive contre eux, refuse l’ouverture du point de passage de Rafah. Il participe dès lors au siège de Gaza, empêche la sortie des Palestinien·ne·s soumis aux bombardements et l’entrée de convois humanitaires transportant des médicaments ou de convois égyptiens et internationaux de solidarité avec la bande de Gaza. L’armée égyptienne a bloqué ces convois.

De plus, l’agence Human Rights Watch (HWR) a récemment mis en lumière, dans un rapport basé sur une enquête d’un an, le meurtre systématique et généralisé d’au moins 1150 ma­ni­festant·e·s par les forces de sécurité égyptiennes en juillet et août 2013. HRW, qui a été interdite d’entrée en Egypte pour présenter ce rapport, a qualifié de « massacre » les attaques des forces de sécurité du 14 août 2013 sur les places Rabaa al-Adhawiya et Nahda qui auraient causé la mort de plus de 800 personnes. L’agence relevait que de tels actes relevaient «probablement d’un crime contre l’humanité». Le régime de Sissi n’a cessé de réprimer toute forme d’opposition politique à son pouvoir, qu’elle soit de gauche ou islamiste.

Contre tous les régimes autoritaires

La question de la libération de la Palestine est intimement liée aux révolutions populaires de la région. C’est pourquoi il faut les soutenir dans leur combat pour renverser tous les régimes autoritaires, complices de la souffrance du peuple palestinien par leur collaboration directe ou indirecte avec l’État d’Israël. Les régimes autoritaires de la région ont tous essayé de supprimer, dominer ou contrôler le mouvement national de libération palestinien. Le régime Assad a une histoire de répression contre la résistance palestinienne qui a commencé dans les années 1970 et 1980 en Syrie et lors de ses interventions au Liban à cette même période. Mais surtout, depuis le début de la révolution en Syrie en 2011, le régime a assassiné plus de 2000 Palestiniens, qui ont dans leur grande majorité pris parti en faveur du soulèvement, sans oublier la destruction et le blocus imposé au camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk pendant plus d’un an. Il n’y a pas de différence entre la mort des Palestiniens à Gaza ou en Syrie; dans les deux cas, il y a une volonté de mater cette lutte pour la liberté et la dignité.

A côté d’Israël et de l’Arabie Saoudite, principaux alliés de l’impérialisme occidental dans la région, l’Egypte est aussi un pion indispensable dans la stratégie de dominations de l’impérialisme occidental. L’agression militaire israélienne sur la bande de Gaza a démontré à nouveau la soumission du régime égyptien aux intérêts occidentaux. Le régime de Sissi, qui a joué le rôle de médiateur entre le Hamas et le gouvernement israélien, n’a en effet cessé de faire pression sur la résistance palestinienne pour qu’elle accepte une trêve sans contrepartie ni garanties; la résistance de son côté demandait la levée du blocus en place depuis 2006, l’ouverture de la frontière avec l’Égypte et la libération par Israël de prisonniers.

Pour la libération des peuples de la région

Il faut comprendre – et rappeler sans cesse – que la libération de la Palestine passe en effet par la libération des peuples de la région. Comme l’écrivait un manifestant syrien révolutionnaire depuis le plateau du Golan occupé par Israël :«la liberté, un destin commun pour Gaza, Yarmouk et le Golan».La libération de la Palestine et de ses classes populaires est liée à la libération et à l’émancipation des classes populaires de la région de leurs classes dirigeantes, ainsi que des différents impérialismes, en particulier les États-Unis et la Russie et les sous-impérialismes régionaux comme l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar. Il faut donc lutter contre toutes les tentatives de division des classes populaires par les régimes et les forces islamistes réactionnaires à partir du genre, de l’appartenance religieuse, de la nationalité, etc. Ces divisions n’ont pour seule fonction que de maintenir la domination de ces populations, d’empêcher leur libération et leur émancipation et donc celles du peuple palestinien.

Vive les peuples en luttes, vive la Palestine libre !

Joseph Daher

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Iraq, a humanitarian intervention?

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The intervention of American military forces in Iraq was presented in Western and other medias as an intervention to protect religious and ethnic minorities in Iraq against the military progresses of the ultra reactionary jihadist group the Islamic State (IS, formerly known as the Islamic State Iraq and the Levant (ISIS)). This propaganda hides the imperialists political interests of the United States in their military intervention, which has no humanitarian purpose. Continue reading

Irak, une intervention humanitaire ?

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L’intervention des forces américaines en Irak a été présentée dans les médias occidentaux et autres comme une intervention pour protéger les minorités religieuses et ethniques d’Iraq contres les avancées du groupe jihadiste ultra réactionnaire de l’Etat Islamique (EI, anciennement Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)). Cette propagande cache les intérêts politiques impérialistes des Etats Unis dans leur intervention militaire, qui n’a aucun objectif humanitaire.

L’EI depuis le mois de juin n’a cessé de faire des avancées militaires dans différentes régions après la prise de la ville Mossoul. Au début l’EI agissait au sein d’une coalition hétéroclite avec des ex baathistes et des chefs de tribus, mais le groupe jihadiste a rapidement pris le dessus sur les autres composantes.[1] L’EI a réprimé toutes les composantes de la population refusant son autorité, y compris musulmanes sunnites, tout en s’attaquant aux minorités chrétiennes et aux Yezidis (minorité kurdophone dont la religion monothéiste plonge ses racines dans le zoroastrisme pratiqué notamment en Iran). L’EI a vidé la ville Mossoul de sa population chrétienne et a occupé Qaraqosh, plus grande ville chrétienne d’Irak.

Il faut néanmoins noter la solidarité afficher par une partie de la population musulmane de Mossoul contre les exactions de l’EI contre les chrétiens. Des musulmans se sont en effet joints aux chrétiens pour manifester en brandissant des pancartes portant l’inscription “Je suis chrétien, je suis Irakien”, s’interposant entre leurs compatriotes chrétiens et les jihadistes de l’EI. Mahmoud Am-Asali, professeur de droit à l’Université de Mossoul, sera le premier musulman abattu par les jihadistes pour avoir défendu des chrétiens. Le samedi 19 juillet, jour de l’arrivée à échéance du fameux ultimatum de la terreur (dans lequel les jihadistes avaient proposé trois possibilités aux chrétiens de Mossoul: « l’islam, la dhimma (impôt spécial) et, s’ils refusent ces deux options, il ne reste que le glaive»), les musulmans, à Mossoul, se sont joints à la messe, à l’église, pour prier aux côtés de leurs frères chrétiens. De même le dimanche 20 juillet, à Bagdad, à l’église catholique de Saint George.

Les avancées et la terreur exercé par l’EI ont pour l’instant provoqué la fuite de 100 000 chrétiens qui ont été forcé de quitter leurs maisons, en plus des 20 000 à 30 000 membres de la communauté Yezidis qui sont restés piégés par l’insécurité dû à l’EI dans les montagnes de Sinjar, sans nourriture, sans eau et sans abri, selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux réfugiés. Des milliers d’autres, épuisés et déshydratés, ont réussi à rejoindre le Kurdistan via la Syrie. Plus de 200 000 personnes ont été déplacés au total à cause des avancées militaires de l’EI, tandis que ce dernier a commis également des massacres contre des civils. Continue reading

Our Comrade Abu Yazan, dead as a martyr

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Against the prospect of the enrolment and of the reserve army: flight without return or the inevitable death

Another comrade has left us

The regime still calls frenetically and with insistence to join its squadrons, brigades, battalions and militia, and it encourages by all means the Syrian youth to enroll in these latters and prosecute those who refuse to

Enrollment in the regime’s forces is generally not voluntary. It is forced and refusing is not an option. One who is summoned and does not respond to the call has to flee or hide. Whoever answers will almost inevitable have for fate death in the insane fightings of the regime, which pays little attention to not only the blood of the Syrian people but also the blood and souls of the soldiers in its army, used as cannon fodder. The recent fightings in Raqqa demonstrate this situation. This is why we do not see all soldiers as necessarily a militiaman. Most soldiers are son of workers, who were, and still are victims of the regime itself. Some of them have been called up for military service or as reservists and did not answer the call, but have been stopped at army checkpoints and enlisted as reservists. Others who have economic difficulties or young children and a wife or a family with them, survived at a subsistence level. They will not necessarily be able to defect and join the forces of the people’s revolution, whose size is declining and which are exposed to attacks of the counter revolution, whether of the regime or of the fascist and reactionary forces of the Islamic State (IS). It is a reality that we can’t ignore. Whoever is watching with one eye will never see the realityWe have daily examples. Let us speak of comrade Abu Yazan, whom we will not mention the full name to protect his children, his wife and his family from the brutality of Assad militias and who was forced to wear the uniform. Comrade Abu Yazan refused to join regime forces when he was ordered and hid for months. About two months ago, he was arrested at a checkpoint of the army, placed in solitary confinement and then selected deliberately to be sent from prison to an inevitable death in one of the most dangerous battle zones. Our comrade was martyred during the first confrontation with the fascist militias of the IS on the first Friday of August

With the martyrdom of Abu Yazan, we lost an active comrade, who participated notoriously to the support of the displaced. And we suffer because the circumstances of the intense security pressure led to his arrest and then sent to his death. He was a great popular revolutionary militant

And we reaffirm that a persevering and revolutionary activism in the ranks of soldiers regime forces in favor of the people’s revolution is very important. It is our duty to deploy greater efforts in this direction, notably by ensuring and providing a safe environment for deserters. Similarly we call to close ranks of the revolutionary forces that carry the program of the popular revolution, for the triumph of the victory against the counter revolution, and firstly of the regime

Glory to our comrade Abu Yazan, to our martyrs and all the martyrs of the people’s revolution

All the power and the wealth to the people

Revolutionary Left Current in Syria

August 12 2014

Syrie : notre camarade Abou Yazan, mort en martyr

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Face au spectre de l’embrigadement et de l’armée de réserve : la fuite sans retour ou la mort inéluctable

Un autre camarade nous quitte

Le régime appelle toujours avec frénésie et insistance à rejoindre ses escadrons, brigades, bataillons et milices et encourage par tous les moyens la jeunesse syrienne à s’y enrôler ainsi qu’à poursuivre ceux qui s’y soustraient.

L’enrôlement dans les forces du régime n’est généralement pas volontaire. Il est contraint et non facultatif. Celui qui est convoqué et ne répond pas à l’appel doit fuir ou se cacher. Celui qui répond aura pour destin quasi inéluctable la mort dans les combats insensés du régime qui font peu de cas non seulement du sang du peuple syrien mais aussi du sang et des âmes des soldats de son armée, utilisés comme chair à canon. Les récents combats de Raqqa en sont l’illustration. C’est pourquoi nous ne considérons pas tout soldat comme étant nécessairement un milicien. La plupart des soldats sont des fils de travailleurs, qui ont été, et sont toujours, des victimes du régime lui-même. Parmi eux, certains ont été appelés pour le service militaire ou comme réservistes et n’ont pas répondu à l’appel, mais auront été arrêtés aux barrages de l’armée et enrôlés comme réservistes. D’autres qui ont des difficultés économiques ou des enfants en bas âge et une épouse ou encore une famille qui compte sur eux, survivent avec le minimum vital. Ils ne seront pas nécessairement en mesure de faire défection et de rejoindre les forces de la révolution populaire, dont la taille décline et qui sont exposées aux attaques de la contre révolution, qu’il s’agisse du régime ou des forces fascistes et réactionnaires de l’EIIL. C’est une réalité que nous ne pouvons pas feindre d’ignorer. Celui qui ne regarde que d’un œil ne verra jamais la réalité.

Les exemples sont quotidiens. Citons le camarade Abou Yazan dont nous ne mentionnerons pas le nom complet pour préserver ses enfants, son épouse et sa famille des brutalités des milices d’Assad, qui a du revêtir l’uniforme sous la contrainte. Le camarade Abou Yazan a refusé de rejoindre les forces du régime lorsqu’il en a reçu l’ordre et s’est caché pendant de longs mois. Il y a environ deux mois, il a été arrêté à un barrage de l’armée, mis au cachot pour être trié immédiatement et envoyé délibérément de la prison à la mort inéluctable dans un des terrains de combats les plus chauds. Notre camarade est mort en martyr lors de la première confrontation avec les milices fascistes de l’EIIL le premier vendredi du mois d’août.

Avec le martyre d’Abou Yazan, nous avons perdu un camarade actif, qui a participé notoirement au soutien aux déplacés. Et nous souffrons, car les circonstances de la pression sécuritaire intense ont conduit à son arrestation et à son envoi à la mort, lui, qui était un militant révolutionnaire populaire formidable.

Et nous réaffirmons qu’une activité militante persévérante et révolutionnaire dans les rangs des soldats des forces du régime en faveur de la révolution populaire est plus qu’importante. A nous de faire de déployer d’avantage d’efforts en ce sens, notamment en garantissant un environnement sûr aux déserteurs. De même nous appelons à resserrer les rangs des forces révolutionnaires qui portent le programme de la révolution populaire, pour le triomphe de la victoire sur la contre révolution, et en premier plan sur le régime.

Gloire à notre camarade Abou Yazan, à nos martyrs à et à tous les martyrs de la révolution populaire

Tout le pouvoir et toute la richesse au peuple

Courant de la Gauche Révolutionnaire (Syrie)

12 août 2014

Traduction du NPA: http://npa2009.org/actualite/syrie-notre-camarade-abou-yazan-mort-en-martyr

بيان: “شبح التجنيد والإحتياط : فرار مؤبد أو موت مؤكد ورفيق آخر يغادرنا

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مازال النظام محموما بالدعوة المستمرة والملحة للإلتحاق بسرايا قواته وفصائله وكتائبه وشبيحته ولازال يجهد بكافة الوسائل لإلحاق الشباب السوري بها وتجنيدهم وملاحقة المتخلفين منهم عنها. والالتحاق بقوات النظام لا يتم غالبا طوعا فذاك الشيئ إجباري وليس إختياري دائما ، فمن دعي ولم يلب فعليه الفرار والتخفي، ومن لبى فمصيره شبه المؤكد هوالموت في معارك النظام المجنونة التي لا يستهتر بها بدماء الشعب السوري الأعزل فحسب ، بل ويستهتر بها بدماء وأرواح جنود جيشه نفسه الذين يستخدمهم كلحم للمدافع، والمعارك الاخيرة في الرقة اخر دليل على ذلك. ولذلك فإننا لا نرى بأن كل من يخدم من الجنود في أحد سرايا او كتائب النظام هو شبيح بالضرورة، بل ان كثير منهم هم من أبناء كادحي شعبنا الذين كانوا ، وما يزالون، ضحايا النظام نفسه، فمنهم من طلب للخدمة الإلزامية او للإحتياط ولم يلب لكنه ضبط على أحد حواجز حيش الطغمة فتم سوقه إلى الإحتياط ، وبعضهم الاخر، ممن يعاني من صعوبة العيش اليوم ، او لديه أطفال صغار وزوجة واهل بحاجته لتأمين معاش ، بالكاد ، يلبي الحد الأدنى للحياة ، ليس قادرا ،بالضرورة على الإنشقاق والإنضمام إلى قوات الثورة الشعبية، التي يتضائل حجمها وتتعرض الى هجمات من قوى الثورة المضادة ان كان النظام ام القوى الفاشية الرجعية كداعش، وهذا واقع لايمكننا تجاهله فمن يرى بعين واحد فما أبصر الحقيقة يوما

وهناك أمثلة يومية عديدة على ذلك ، ونذكر منها الرفيق أبو يزن ولن نذكر اسمه الكامل حفاظا على أطفاله وزوجته وأهله من بطش ميليشيات الأسد التي اجبر على لبس بزتها قسرا وبالقوة . فالرفيق أبو يزن رفض الالتحاق بقوات النظام عندما تم طلبه للالتحاق بها وتخفى لفترة شهور طويلة. لكنه ، قبل نحو شهرين ، تعرض للاعتقال بعد ان تم ضبطه على حاجز لجيش الطغمة وتم إلقائه في المعتقل ليتم فرزه فورا وارساله بشكل متعمد من السجن إلى الموت المحتم في أحد النقاط القتالية الأكثر سخونة .واستشهد رفيقنا أبا يزن في اول إشتباك مع ميليشيا داعش الفاشية في يوم الجمعة الأول من آب الجاري. لقد فقدنا باستشهاد رفيقنا ابو يزن رفيقا نشطا ، ساهم ،بشكل أخص ، بدعم الجماهير الشعبية التي شردت من ديارها. كما اننا نتألم ، لان ظروف الضغط الأمني الشديد أدت الى إلقاء القبض عليه وإرساله الى محرقة نظام الطغمة الحاكم، وهو المناضل الثوري والشعبي النبيل . ونعيد التأكيد ، بان عملا نضاليا مثابرا وثوريا في صفوف جنود قوات النظام لصالح الثورة الشعبية هو اكثر من هام، وعلينا بذل المزيد من الجهود بخصوصه. وخاصة توفير بيئة آمنة للجنود المنشقين .مثلما اننا ندعو الى رص صفوف القوى الثورية التي ترفع برنامج الثورة الشعبية، من اجل الانتصار على كل قوى الثورة المضادة وفي مقدمتها نظام الطغمة

المجد لرفيقنا ابو يزن و لرفاقنا الشهداء ولكل شهداء ثورتنا الشعبية

كل السلطة والثروة للشعب

تيار اليسار الثوري في سوريا

١٢ آب ٢٠١٤

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الثورة والمعارك … في حلب

SYRIA-CONFLICT

بدأت الإحتجاجات المناهضة للنظام في 15 مارس 2011 و ترافقت مع عدة تظاهرات عمت بعض المدن. بالرغم من ذلك ، بدا سكان دمشق و حلب بعيدين عن الإنخراط بالإحتجاجات الشعبية بشكل كبير ، علماً أن السلطات قامت بتنظيم عدة مسيرات مؤيدة للحكومة وللطغمة الحاكمة كانت حلب من أكثر المدن تأخراً في اللحاق بركب الثورة، وظلّت هادئة تقريباً حتى وقت قريب جداً ومن أسباب تأخر المدينة الشديد في التأثر بالحركة الاحتجاجية أن تجارها وأثريائها من الطبقة البرجوازية شكلوا حلفاً قديماً مع النظام،وأصبحت مصالحهم مرتبطة به وببقائه. كما أن الكثير من العائلات والعشائر الكبرى في المدينة أصبحت تقدم أبنائها للمشاركة في قمع المظاهرات، حتى بلغ عدد ميليشيات الشبيحة في المدينة قرابة 30,000 خرجت أول مظاهرة مناهضة لنظام الأسد وحزب البعث بالمدينة في “جمعة العزة” بتاريخ 25 من مارس سنة 2011، ثمَّ أصبحت المظاهرات فيها حدثاً شبه أسبوعيّ أو حتى يومي، وأخذت بالتوسع شيئاً فشيئاً، ولو أنها لم تصل إلى قوة حركة الاحتجاجات في باقي مناطق سوريا.في تاريخ 30 يونيو 2011 أطلقت تنسيقيات الثورة عُنوان “بركان حلب” على يوم الخميس ذاك في مُحاولة لتأجيج المُظاهرات في المدينة أكثر، وأدى ذلك إلى خروج المظاهرات في أكثر من عشرة مناطق في المدينة وحُدوث محاولات للاعتصام في ساحة سعد الله الجابري الرئيسية بها، كما سقط شهيد خلال تلك المسيرات. في 12 أغسطس 2011 خرجت مظاهرات ضخمة في المدينة هي الأولى من نوعها تحت شعار “جمعة لن نركع إلا لله”، وبسبب هذا أطلق الأمن النار على المُحتجين فسقطَ 3 قتلى في حيّ الصاخور، وأدى ذلك الى تأجيج المظاهرات به أكثر وأكثر وفي تاريخ 17 أغسطس 2011 تكرَّرت محاولات مُشابهة لتحريك المدينة بعدَ إطلاق شعار “أربعاء بدر حلب” على ذلك اليوم، وأدى ذلك إلى خروج مظاهرات ضخمة مشابهة للتي خرجت يوم بركان حلب ووصل خلالها الثوار إلى ساحة سعد الله الجابري في قلب المدينة، وفي يوم الثلاثاء 6 سبتمبر خرجت أضخم مظاهرة ضد النظام في تاريخ المدينة من الجامع الأموي، وذلك في تشييع مفتي حلب إبراهيم السلقيني الذي كان قد توفي قبلها بيوم، ويَقول معارضون للنظام أن المخابرات السورية هي التي قتلته، وذلك إثر موقفه المؤيد للثورة السورية.وقد كانت جامعة حلب طوال هذه الفترة المركز والمنبع الأساسي للتظاهرات بالمدينة، حتى أغلقتها السلطات في شهر أيار منعاً لتأجيج المظاهرات. رغم حملات القمع و الحصارات التي كانت تفرضها قوات الطغمة الحاكمة ، و تطور الإحتجاجات إلى تمرد مسلح ، حيث ضمت قوات المعارضة منشقين عن الجيش السوري و مدنيين متطوعين ، و التي بدورها إشتبكت مع قوات الأمن في جميع أنحاء البلاد ، و رغم كل هذا التصعيد ظلت حلب هادئة عسكرياً رغم الإحتجاجات التي شهدتها و التي إتسمت بالتظاهرات. القتال في محافظة حلب بدأ في 10 فبراير 2012 و على مدى خمسة أشهر التي تلتها كانت مناطق واسعة من الريف الحلبي قد وقعت تحت سيطرة الثوار نتيجة الإشتباكات الكبيرة التي كانت تدور هناك ، على الرغم من ذلك٫ مدينة حلب كان مسيطر عليها من قبل قوات الأمن بشكل صارم . مع كل ذلك ، قامت قوات الثوار بإقتحام المدينة معلنين بذلك بدأ معركة السيطرة على أكبر مدينة سورية و المحور الإقتصادي لسوريا

في بداية المعركة ، ذكر الثوار أن حوالي 6000 إلى 7000مقاتل اتّحدوا في 18 فصيلاً عسكرياً كان أبرزها لواء التوحيد ، الجماعة الأبرز في الصراع مع قوات النظام في محافظة حلب ، و التي تضم إلى حد كبير منشقين عن الجيش النظامي. معظم الثوار كانوا من الريف الحلبي مثل مدن إعزاز و ماير و الباب و تل رفعت و منبج. و مع ذلك ، اتُهم الثوار باستخدام المدنيين كدروع بشرية بحجة استخدامهم منازل المدنيين مأوى لهم. وفي 19 نوفمبر من عام 2012 رفض المقاتلون الإسلاميون الإعتراف بـالإئتلاف الوطني السوري الذي كان قد شُكل حديثاً ، و أبرزهم كان لواء التوحيد و جبهة النصرة. و في اليوم التالي ، تراجع البعض عن موقفه من الإئتلاف. تفشت حالات السرقة بين بعض المقاتلين بحلول شهر ديسمبر ، أدت هذه الحوادث إلى مقتل قائد واحد من قادة المعارضة على الأقل في أعقاب النزاع ، و غياب الموقف الواحد على جبهات القتال بسبب العناصر التي انشغلت بالسلب و فشل إقتحام الأحياء ذات الغالبية الكردية في بداية المعركة ، قال أحد قادة الثوار أن الوضع يزداد سوءاً و أن القادة اللصوص و فقدان الدعم الشعبي نتيجة عمليات السلب و النهب من قبل بعض الثوار كان له تأثير على نحو واسع. و قد انضم العديد من المقاتلين الإسلاميين و الأجانب إلى الصراع الدائر في حلب ، و هم يعتبرون ذوي خبرة عالية ، و أغلبهم كان قد أتى من العراق حيث تمرد الإسلاميين لا يزال يجري هناك. و قد أُبلغ الكثير من الجهاديين للقدوم إلى سوريا من العديد من البلدان الإسلامية. جاك بيريز ، الجراح فرنسي الذي عالج بعض الجرحى من الثوار قال بأنه لاحظ عدد كبير من الوجوه الأجنبية ، و معظمهم أتى لأهداف إسلامية ، و لم يكن هناك إهتمام مباشر بإسقاط بشار الأسد. و شمل المقاتلون حسب دكتور جاك الليبيين و الشيشان و بعض الفرنسيين ، و أضاف أن معركة حلب تتناقض مع المعارك في مدينة إدلب و حمص من ناحية تواجد الأجانب حيث لم تكن هذه الظاهرة شائعة في إدلب و حمص. و قد تعاونت كتائب الجيش السوري الحر مع المقاتلين الجهاديين. كانت الحكومة السورية مدعومة من مدينة حلب حيث قال أحد قادة الثوار أن نحو 70% من مدينة حلب مع النظام ، و مع ذلك في أثناء سير المعركة خسر الأسد عدداً كبيراً من مؤيديه من الطبقة الغنية في حلب. 48 من رجال الأعمال الذين يعدون من نخبة رجال أعمال حلب و الذين كانوا يعدون من الداعمين الأوائل للحكومة السورية في مدينة حلب قرروا التخلي عن دعمهم للحكومة و تحويل دعمهم لقوات الثوار. و كانت معركة حلب هي المشاركة الأولى للجيش النظامي في حرب المدن. حيث قسم الجيش قواته إلى مجموعات صغيرة تتكون من حوالي 40 جندي ، معظمهم مسلح ببنادق آلية و صواريخ مضادة للدبابات. تم إستخدام الدبابات و المدفعية و الطائرات المروحية للدعم ، حيث نشر الجيش النظامي وحداته النخبة في أغسطس من العام 2012. كما و شاركت عشيرة آل بريّ بالقتال إلى جانب الحكومة السورية ضد المعارضة بعد إعدام الثوار للعديد من عناصر الشبيحة من آل بريّ بالإضافة إلى زينو بريّ و هو زعيم عشيرة آل بريّ، بينما قام بعض قاطني المدينة بدعم الجيش و الميليشيات التي تشكلت بعيد سيطرة الجيش على الأحياء ذات الغالبية المسيحية في حلب، أما المسيحيّون من الأرمن فقاموا بدعم الجيش السوري ، حيث يدعيّ هؤلاء بأن تركيا تدعم المعارضة في سبيل مهاجمة الأرمن ، و يصل تعداد المشاركين من العرب المسيحيين و الأرمن المسيحيين في الميليشيات المؤيدة للحكومة إلى حوالي 150 مقاتلاً

في بداء الأمر شكّل الأكراد في حلب مجموعات مسلّحة ، كان أبرزها لواء صلاح الدين الكردي ، الذي عمل مع المعارضة. في حين كان علاقات حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي (PYD) سيئة مع كلا الطرفين. لم تهاجم لجان الحماية الشعبية التي شكلها حزب الاتحاد الديمقراطي المناطق العربية في المدينة ، و حذّرت المعارضة من مهاجمة المناطق الكردية. كما و أنها لم تقاتل الجيش السوري ما لم يبداً هو بالقتال. و بصورة رئيسية كانت المناطق الكردية أساساً تحت سيطرة قوات حزب الاتحاد الديمقراطي. أما التركمان فقد شكّلوا كتائب عديدة انضمّت إلى المعارضة ، و منها لواء السلطان عبد الحميد و الذي تشكل في بداية الأمر من 400 مقاتل تركماني. اندلع صدام مسلح بين الثوار و قوات الأمن في حيّ “صلاح الدين” و ما حوله ، في ليلة 19 يوليو ، و هو حي يقع في جنوب غرب المدينة. و من غير الواضح فيما إذا كان هناك تواجد قوي للثوار المسلحين في الحي قبل المعركة أم أن المعارضة سيطرت عليه إثر هجومها من خارج المدينة. و في الوقت ذاته بدأ آلاف المقاتلين بالتوجه الى المدينة من الجهتين الشرقية و الشمالية للمدينة. القتال في صلاح الدين استمرّ إلى اليوم التالي ، في هذه الأثناء كان قد أُعلن عن تشكيل “لواء التوحيد” و الذي يعتبر أكبر الفصائل العسكرية المعارضة المقاتلة في حلب ، حيث أعلن هذا التشكيل “بدء معركة حلب” ، ثم أعلن الثوار سيطرتهم على حي صلاح الدين الرئيسي في وسط المدينة، وتلا ذلك قصف مروحي ومدفعي على الأحياء التي دخلها الجيش الحر. و بحلول ظهر يوم 21 من يوليو كان الثوار قد توغلوا في العديد من المناطق في شمال و شرق حيي “الحيدرية” و “الصاخور” ، حيث اشتبكت مع الجيش السوري ، مماد دفع السكان في هذه المناطق للنزوح إلى مناطق أكثر أمناً بعد أن أضحت هذه المناطق لأيام معدودة مناطق نزاع مسلّح. و في 22 يوليو كان الجيش السوري الحر قد أعلن رسمياً عن بدء معركة تحرير حلب وإعلان النفير العام بالمحافظة، وقد جاء الإعلان من طرف المجلس العسكري في محافظة حلب وعلى لسان قائده عبد الجبار محمد العكيدي، الذي أعلن أيضاً عن أن أغلب ريف حلب بات محرراً. وأعلن الجيش الحر في اليوم ذاته السيطرة على أحياء صلاح الدين وسيف الدولة والصاخور والسكري ومساكن هنانو. وفي المقابل بدأ القصف المدفعيّ على حلب رداً على ذلك، فانهار مبنى في شارع سيف الدولة قرب دوار الكرة الأرضية نتيجة القصف، ليكون أحد أولى المباني التي تنهار في المدينة. القتال انتشر من حيّ “صلاح الدين” و حيّ “سيف الدولة” المجاور بإتجاه مركز المدينة، حيث تقع مراكز المخابرات الكبرى في المدينة. و في اليوم التالي أي في 23 يوليو كان الثوار قد سيطروا على منطقة “الحلوانية” بالإضافة إلى “مساكن هنانو” و “المدينة الصناعية الشيخ نجّار”. و في الوقت ذاته ، كانت الاشتباكات مستمرة في محاولة الثوار السيطرة على مبنى الإذاعة و التلفزيون الذي يقع إلى الغرب من المدينة بالإضافة إلى السجن المركزي و الذي يقع شمال المدينة ، حيث حدثت مجزرة في السجن المركزي وفقاً لناشطين.. بينما كان التيار الكهربائي مقطوعاً عن أغلب أحياء المدينة. في هذه الأثناء كانت معاناة الجماهير السورية الكادحة في أقصاها حيث أصبح معظمهم بلا مأوى في الأحياء الغربية بعد قصف أحيائهم واندلاع المعارك فيها, قامو باللجوء الى المدارس والسكن فيها ٫ حيث تطوع عدد من الشباب وبمشاركة الجمعيات الخيرية بمساعدتهم على الحصول على الطعام واللباس والدواء والشراب…ألخ شنّت قوات الثوار هجوماً للسيطرة على قلب المدينة في الأربعاء 25 يوليو ، مما أدى لاندلاع معارك عنيفة بالقرب من أبواب المدينة القديمة ، بالرغم من أن المدينة القديمة تعتبر إحدى مواقع التراث العالمي ، حيث اندلعت الاشتباكات عنيفة على أطراف المدينة القديمة، وتركزت المعارك في أحياء صلاح الدين والسكري والصاخور ومساكن هنانو وباب النيرب والمرجة، وأما القصف بالمدفعية والمروحيات فوصل إلى أحياء سيف الدولة وبستان القصر وصلاح الدين والزبدية والمشهد والصاخور ومساكن هنانو وقاضي عسكر وباب الحديد والقاطرجي وكرم الجبل. ومع تزايد حدة الاشتباكات والقصف في أنحاء المدينة بدأت تشل الحركة المدنية، فأغلقت كبرى المحال التجارية بحلب أبوابها، وبدأت حركات نزوح كبيرة من أحياء الهلك والحيدرية والشيخ فارس، ومع ذلك فقد استمرت المظاهرات المناهضة للنظام في الكثير من الأحياء. و بالرغم من ذلك واصل الثوار التقدم من المناطق الشرقية بإتجاه المناطق الغربية ، بينما كانوا قد وضعوا حواجز للتفتيش في حي “الصاخور” الشرقيّ. و في وقت لاحق من ذات اليوم استخدم الجيش السوري الطائرات المقاتلة في المدينة بقصد قصف الأحياء التي يسيطر عليها الثوار. خلال اليومين التاليين كانت الحكومة قد أرسلت الآلاف كتعزيزات إلى المدينة ، التي كانت على وشك السقوط بيد الثوار ، حيث أُرسل الجنود في الغالب عن طريق طريق حلب-دمشق الدولي من الجهة الجنوبية من حلب ، و كذلك بواسطة طريق حلب-اللاذقية الرئيسي من الجهة الغربية من حلب و كانت الأرتال تأتي من إدلب و حماة. و أجرى الثوار هجمات فتاكة على الأرتال القادمة ، حيث كان من ضمن التعزيزات التي احتشدت على مشارف حلب قوات الوحدات الخاصة. و مع نهاية اليوم كان 10.000 جندي قد احتشدوا حول حلب و ريفها. و كمثال على هذه الهجمات الهجوم الذي استهدف الرتل الذي انسحب من جبل الزاوية متجها إلى حلب حيث تعرض لعدة كمائن في أريحا وسراقب وعدة بلدات في محافظة ادلب على الخط الواصل بين جبل الزاوية وحلب، وبعد 72 ساعة من المسير لم يصل منه إلى ثلثه و على سبيل المقارنة فقد تقدم من 1500إلى 2000 مقاتل من شمال سوريا بإتجاه حلب لمساندة الثوار. و في هذه الأثناء كان القتال قد احتدم في المدينة القديمة و في الأحياء في وسط المدينة مثل “الكلاسة” و “بستان القصر”. في يوم 27 يوليو ، وقعت مناوشات في ضواحي المدينة مع استمرار وصول التعزيزات. كما و تقدمت قوات الثوار إلى حيّ “الفردوس” ، و الذي يقع في مركز المدينة بالرغم من استمرار القصف عليه. اما المقاتلون الأكراد و الذين كانوا قد سيطروا على الأجزاء الشمالية من أحياء “الشيخ مقصود” و “الأشرفية” ذات الغالبية الكردية ، فقد كانوا قد اشتبكوا مع القوات السورية بعد يوم واحد من مهاجمة رتل للأكراد على طريق المطار. في صباح يوم السبت 28 تموز، شنّت قوات الجيش النظامي حملة شرسة على حي صلاح الدين نظراً لوجود بعض الثوار فيه. استمر القصف على الحي لمدة 8 ساعات منذ الرابعة صباحاً ، بالاضافة إلى حشد الآليات إلى الحي وبدأت الاشتباكات مع قوات الجيش السوري الحر وتم تدمير من 8 إلى 10 دبابات وآاليات للجيش النظامي و اسقاط طائرة مروحية حسب ما ورد من أفراد الجيش السوري الحر. خلال هذا اليوم، أكمل الجيش الحر تقدمه وبدأ هجوما استراتيجيا على مراكز شرطة تابعة لقوات الجيش النظامي في محاولة لربط هجومه مع قوات أخرى من الجيش السوري الحر قادمة من حي الصاخور في الجهة الشرقية. مع نهاية اليوم, ومع وقوع الكثير من الخسائر في صفوف الجيش النظامي، أُجبر على الانسحاب من الحي لكنه استمر في القصف دون توقف. و كان بين قتلى الجيش السوري الحر قائد لإحدى الكتائب. و في اليوم التالي ، استمرت الاشتباكات في حي “صلاح الدين” كما و انشق جنود عن الجيش السوري بدباباتهم. أعلن الاعلام الحكومي في مساء هذا اليوم أن الجيش النظامي استعاد السيطرة على حي “صلاح الدين” والذي أنكره الجيش الحر الذي قال انه يسيطر على ثلث مدينة حلب

و مع نهاية شهر يوليو و بداية شهر أغسطس ، استمر الثوار بالقتال في مدينة حلب ، على رغم من الخسائر الكبيرة التي عاناها طرفا الصراع ، و قال قادة الثوار بأن هدفهم كان السيطرة على مركز المدينة. و في يوم 29 يوليو قام الثوار بمهاجمة معسكر عندان التابع للقوات النظامية والذي يعد نقطة حيوية تفصل حلب عن الحدود التركية وتمكن من الإستيلاء عليها بالكامل وغنم 4 دبابات منهيا بذلك أي وجود للجيش النظامي بين حلب وتركيا في منطقة تمتد بطول 100 كم كما أنهم سيطروا أيضاً على مدينة “الباب” التي تقع إلى الشمال الشرقي من حلب بالإضافة إلى السيطرة على إحدى القواعد العسكرية التابعة للجيش النظامي. و في وقت لاحق هاجم الثوار قاعدة “منّغ” الجوية أو ما يعرف بـ”مطار منّغ” و الذي يقع 30 كم شمال غرب حلب بالأسلحة و الدبابات التي كانوا قد اغتنموها من معركة “عندان” في وقت سابق. واصل الثوار تحقيق المكاسب على الأرض في المدينة بسيطرتهم على شرق و جنوب غرب حلب حيث سيطروا على حيّ “صلاح الدين” و أجزاء من حي “الحمدانيّة”. كما أنهم استمروا باستهداف المراكز الأمنية و مراكز الشرطة (أو مخافر الشرطة كما تعرف في المدينة) ، كما و اندلعت اشتباكات بالقرب من مقر “المخابرات الجوية” في حي “جمعيّة الزهراء” شمال غرب حلب. و في 31 يوليو سيطروا على عدة مراكز شرطة في المدينة في أحياء “باب النيرب” و “مساكن هنانو” و “الصالحين” و استولوا على كميات كبيرة من الذخيرة. واصل الجيش السوري عملياته العسكرية في إطار محاولاته لفرض السيطرة على حي “صلاح الدين” ، في حين كان يقصف المناطق التي يسيطر عليها الثوار في جميع أنحاء المدينة. و في تلك الفترة لم يكن الجيش السوري يبذل جهداً يذكر في إعادة السيطرة على الأحياء الجنوبية و الوسطى. فيما كانت قد بدأت صدامات مسلحة بين أفراد عشيرة “آل بري” الموالين للحكومة السورية و بين الثوار ، حيث دارت الاشتباكات في جنوب شرقي حلب قرب مطار حلب الدولي حيث يوجد مقر هذه العشيرة و تصاعدت هذه الاشتباكات بعد إعدام زعيم العشيرة “زينو بري” بالإضافة إلى عدد من أفراد العشيرة الذيت تم إلقاء القبض عليهم عقب معركة جرت بعد نقض العشيرة لهدنة كانوا قد عقدوها مع الثوار. هدأ الهجوم الذي شنه الثوار ما بين أيام الثالث إلى الخامس من أغسطس ، بينما كان الجيش النظامي قد نشر تعزيزات تقدر بعشريبن ألف مقاتل في هذه الأثنا تراجع الثوار بعد عدة محاولات هجوم باءت بالفشل بقصد السيطرة على مطار منّغ العسكري (قاعدة منّغ الجوية) و مبنى الإذاعة و التلفزيون في حي “الإذاعة” الذي يبعد مسافة قليلة عن حي “صلاح الدين”. في 6 أغسطس ، قتل أحد قادة الثوار قتل في “صلاح الدين”. كما و دُمّر المركز الإعلامي الخاص بلواء التوحيد الذي يقع في حي “الصاخور” بغارة جوية. كما و هاجم الثوار نقطة تفتيش بالقرب من جامعة حلب، في هذه الأثناء اشتباكات بالقرب من القصر الرئاسي في المدينة كانت قد اندلعت. و ردت القوات الحكومية بقصف القصر العدلي و أحياء “المرجة” و “الشعار”. في 7 أغسطس ، قلعة حلب و الموجودة في قلب المدينة القديمة كانت تحت حصار قد فرضه الثوار مسبقاً حيث سيطروا على الأرض و على المناطق الموجودة على جانبي القلعة. فيما تقدم الثوار في أحياء “باب جنين” و “السبع بحرات” وسط اشتباكات عنيفة. أما في الشمال فكان الثوار يحاولون التقدم بإتجاه منطقة كردية حيث اشتبكوا مع المسلحين الأكراد و قامت الطائرات الحربية بقصف المنطقة مما اضطر الثوار للتراجع عن الهجوم. فيما أكد ناشطو المعارضة بأن حلب قد أحيطت بالقوات الحكومية بالكامل

تقدمت الوحدات العسكرية في حي “صلاح الدين” من الجهتين الجنوبية و الغربية. القناصون انتشروا على أسطحة الأبنية و الدبابات تمركزت في الشوارع. كما تم وضع قناص على الدوار المحلي لمنع تعزيزات الثوار من التقدم بإتجاه الحي. النتيجة: الجيش السوري الحر سيطر على العديد من الأحياء الجنوبية و الشمالية الشرقية في المدينة في أواخر تموز/يوليو 2012 حزب الإتحاد الديمقراطي السوري (PYD) سيطر على اثنين من الأحياء في القسم الشمالي من المدينة الأشرفية و حي الشيخ مقصود و هما حيان ذو غالبية سكانية كردية الجيش النظامي استعاد السيطرة على عدة أحياء في شهري أغسطس و سبتمبر 2012 عدة هجمات من قبل المعارضة قام الجيش النظامي بصدها في سبتمبر و أكتوبر 2012 اليونيسكو ومواقع التراث العالمية في المدينة القديمة دمرت إلى حد كبير في القتال إشتباكات محدودة بين الجيش السوري الحر و حزب الإتحاد الديمقراطي السوري (PYD) في أكتوبر و أوائل نوفمبر 2012 المعارضة تسيطر على اثنتين من قواعد النظام على المشارف الغربية للمدينة في أوائل ديسمبر 2012 في أوائل فبراير 2013 أعادت المعارضة فرض سيطرتها على حي الشيخ سعيد ، و قطع طرق الإمداد البرية بين مطار حلب الدولي (مطار النيرب العسكري) و القوات الحكومية في المدينة في أوائل شهر مارس 2013 قامت القوات الحكومية بإعادة تأسيس خط الإمدادت البرية بين وسط سوريا و مطار حلب الدولي (مطار النيرب العسكري) في شهر أبريل 2013 سيطر الجيش النظامي على قرية عزيزة قرب مطار حلب الدولي (مطار النيرب العسكري) في شهر مايو 2013 تمكن الثوار من إعادة قطع طرق الإمدادات البرية بين وسط سوريا و مطار حلب الدولي (مطار النيرب العسكري) في نوفمبر تشرين الثاني عام 2013، سيطر الجيش السوري على قاعدة عسكرية شمال مطار حلب ، و بحلول آواخر فبراير من العام 2014 تقدّمت القوات السورية بإتجاه المدينة الصناعية شرقاً. أكبر فصائل المعارِضة المسلحة تتوحد في “غرفة عمليات أهل الشام” في فبراير عام 2014، و علامات هدنة مع YPG في 25 أبريل. في آواخر أبريل من العام 2014، شنت فصائل المعارضة، المتحدة تحت مسمى “غرفة عمليات أهل الشام” ، تهدد بحصار القسم الغربي من مدينة حلب، الذي تسيطر عليه الحكومة السورية، و تهدد بقطع المياه و الكهرباء ، و قطع خطوط الإمداد. في 22 مايو عام 2014، الجيش النظامي مدعوماً بقوات الدفاع الوطني يكسر الحصار عن سجن حلب المركزي، بعد 13 شهراً من الحصار. في 4 يوليو من العام 2014، الجيش السوري مدعوماً بقوات الدفاع الوطني يسيطر على المدينة الصناعية. معركة حلب في المواجهة العسكرية الجارية ، و التي بدأت في 19 يوليو 2012 كجزء من أحداث الثورة السورية٫ لها اليوم أهمية استراتيجية في مآل الثورة. فقد تصاعدت حدة الإشتباكات مع الجيش النظامي و حلفائه في أواخر يوليو من هذا العام ٫ في محاولة لصد الهجوم المعاكس الذي يشنه الجيش النظامي على الاحياء « المحررة » من المدينة في محاولة منه لاستعادة سيطرته على أكبر مدينة في سوريا و التي تحمل أهمية إستراتيجية و إقتصادية كبيرة. و قد وصفت المعركة بـأم المعارك نظراً لحجم و أهمية المعركة

بقلم: يسار حلب

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